Webinaire : Être étudiant(e) et militant(e) climatique en 2020 : perspectives autochtones

mardi 17 novembre 2020

Webinaire du Réseau UniC :

Être étudiant(e) et militant(e) climatique en 2020 : Perspectives autochtones.

A eu lieu mardi le 17 novembre 2020
11 h 00 à 12 h 15 (HNE / UTC-5)
Activité en libre accès pour le grand public

Revoyez le webinaire bilingue en ligne ici

Suivez le lien correspondant pour les versions :
avec interprétation française ou
interprétation anglaise aussi disponibles en ligne.

Que signifie être étudiant(e) et militant(e) climatique en 2020, lorsque l’on est autochtone ?  Comment l’identité autochtone influence-t-elle l’action climatique ? Quelles sont les attentes de ces étudiant(e)s et quel regard portent-ils sur la lutte contre les changements climatiques à l’heure actuelle ?

À travers les interventions d’étudiant(e)s engagé(e)s dans l’action climatique et membres de communautés autochtones de différentes régions du monde, ce panel propose d’explorer ces questions et de mettre en lumière la richesse que représente la diversité des cultures dans l’action climatique :  

Dieynaba Bâ, membre de l'ethnie Peulh ou Halpulaar, Sénégal

Dieynaba Bâ est étudiante en 3e année de licence en Ingénierie technique du développement durable et management de l’environnement à l’Université Alioune Diop de Bambey au Sénégal.  Elle est d’origine et de nationalité sénégalaise. Elle est membre de l’ethnie nommée Peulh ou halpulaar (signifiant littéralement qui parle peulh) considérée comme une communauté autochtone au Sénégal. Le pulaar est aussi sa langue maternelle et paternelle qu’elle maîtrise bien.

 

 

 

 

Graeme Reed, membre de la Nation Anishinaabe, Canada

Graeme Reed travaille à l’Assemblée des Premières Nations (APN) en tant que conseiller politique principal, veillant à ce que la politique climatique fédérale et internationale protège les droits, les compétences et les connaissances des Premières Nations. Au cours de cette période, il a eu l’occasion de représenter l’APN lors des COP 23, 24 et 25 de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Depuis 2019, il est le coprésident du Forum international des peuples autochtones sur les changements climatiques. Il a récemment rejoint le conseil d’administration du Réseau Action Climat Canada (CAN-Rac). Pendant ses temps libres, il est candidat au doctorat à l’Université de Guelph, où il étudie les croisements de la gouvernance autochtone, de la gouvernance environnementale et de la crise climatique. Graeme est membre de la Nation Anishinaabe.

 

 

 

Marco Ramírez, membre du peuple Tz’utujil, Guatemala

Marco Ramírez est originaire d’un village autochtone du peuple Tz’utujil: Tz’ikin Jaay, Tz’olöj Ya’, Iximulew, Guatemala. Descendant de la culture maya, impliqué dans l’agriculture et l’aquaculture depuis l’enfance, Marco est étudiant à la Faculté des sciences de l’environnement et de l’agriculture de l’Université de Rafael Landívar (URL) du Guatemala.

Implication actuelle: Avec l’Institut de recherche et de projection de l’environnement et la Société d’URL et le département de génie des bioressources de l’Université McGill, Marco fait partie d’un projet de recherche participative et inclusive pour le développement d’un modèle socio-hydrologique pour le bassin du lac Atitlan.

Avec l’Ecole Centrale Nationale d’Agriculture du Guatemala, il travaille à la création d’un plan de gestion des cultures de tomates, favorisant l’équilibre des réseaux trophiques. Avec la Société linguistique Tz’utujil de l’Académie des langues mayas, il est impliqué dans les questions inhérentes à l’éducation et à la vision du monde maya.  Marco est membres du Réseau UniC.

Tiana Jakicevich, femme Māori de la côte est d'Aotearoa, Nouvelle-Zélande

Tiana Jakicevich (Ngāti Kahungungu ki Te Wairoa, Te Whakatōhea, Ngāi Tūhoe) est une femme Māori de la côte est d’Aotearoa, en Nouvelle-Zélande.  Elle est passionnée par la justice intergénérationnelle sur les plans environnemental, social et culturel. Tiana est une avocate et une activiste interdisciplinaire qui a défendu la protection des droits humains et la justice climatique autochtone au sein de la communauté et au niveau international aux Nations unies en tant que membre de Te Ara Whatu, un collectif de jeunes autochtones d’Aotearoa et du Pacifique. Tiana a une expérience dans la défense des étudiants marginalisés et des minorités dans un contexte universitaire, au sein des conseils d’administration des facultés et du conseil de gouvernance universitaire, en tant qu’étudiante en droit et en arts qui entame son avant-dernière année d’études. Préserver papatūānuku (la Terre Nourricière) et prendre soin de Te taiao (l’environnement) est important pour Tiana alors que son tūrangawaewae (terrain ancestral) fait face aux répercussions de la crise climatique. Tiana est membre du Réseau UniC.

Caecilia Alexandre, animatrice de ce webinaire

Caecilia Alexandre poursuit actuellement son doctorat à la faculté de droit de l’Université Laval. Ses recherches portent sur le respect des droits culturels des peuples autochtones au sein des Conventions culturelles de l’UNESCO. Elle est aussi détentrice d’une Maîtrise en droit concentration droit transnational et international à l’Université Laval et d’un Master 1 en droit public à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne.

Elle détient, en outre, une large expérience depuis 2011 auprès de diverses Organisations non gouvernementales dédiées à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel des communautés locales et autochtones et la défense de leurs droits culturels et territoriaux. En tant que juriste et conseillère pro bono, elle a notamment travaillé pour SPEAK Human Rights & Environmental Initiatives à Port-Louis (Ile Maurice) assistant l’équipe juridique sur deux affaires spécifiques : la protection des droits territoriaux des Maasai dans le district Ngorongoro en Tanzanie ; la restitution des droits relatifs au territoire aux populations chagossiennes déplacées de l’archipel des Chagos (Océan Indien).

Caecilia est aussi chercheuse à la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles de l’Université Laval et membre de plusieurs centres de recherche dont le Centre Cultures arts et sociétés (CELAT), les Instituts du Patrimoine culturel de l’Université Laval et de l’UQÀM, l’Association of Critical Heritage Canada (ACHS) – Canada et le Centre de recherche de droit public (CRDP).